Après
A celui qui fût, et qui est.
Avant.
Avant, je ne pouvais pas être dans la même pièce que lui sans aller le toucher. J'avais besoin de son regard, son sourire, sa voix, ses mots. De lui entier.
Je savais ce qu'était être amoureuse. Sa présence dans mon ventre, profondément.
Et puis, parce qu'il a bien fallu s'habituer à son refus, à son absence, je passe à autre chose.
Maintenant,
j’ai encore mal au ventre avant de te voir.
Tu en embrasses une autres qui va gagner ce que j’ai perdu, ce que tu as appris avec moi et de mon absence, je crois.
Et si tu es heureux…, j’y arrive.
Mais maintenant que les choses s’apaisent, tu es mon trésor.
Je te regarde et je me souviens.
Il y a de la tendresse. Plus que ça et moins tout à la fois.
Une distance pleine de sentiments en veille. (l’idée fugace d’un volcan…)
Il y a ce passé qui compte. Il y a l’empreinte de notre histoire. Je suis comme tatouée de toi.
Il y a de la douceur.
Il y a la joie qu’on en soit arrivé là.
De la nostalgie aussi, bien sûr : on aurait pu arriver ailleurs. Un peu de tristesse ou de mélancolie peut être.
Et puis on aurait pu remplacer l’amour par de la haine ou du désintérêt.
Alors il y a la joie d'avoir échappé à ça.
à te voir toujours, à garder une partie de toi quelque part
et à ne pas connaître la suite.
Après l’incompréhension, la colère, surtout la peine si profonde qu’on ne pensait pas cicatriser…,
il y a le doux apaisement. Et avec, tout ça que tu ne m’enlèveras pas.
Il y a la vie devant avec un peu de toi, précieux, dedans. Il y a de la liberté, enfin, un grand vent du haut de mes 26 ans. De l’espoir. Du bonheur, fort.
Et dans tout ça, tu es un peu.
Et dans tout ça j’aime que tu sois.
Un lien, que je te remercie de ne pas avoir détruit, que je me réjouis d’aimer conserver.
Il y a l’avenir, incertain et bon comme ça.
Garde moi un peu comme je te garde, au moins.
Et vivons.
C’est exquis ainsi, non ?
Par L'Excessive, Lundi 26 Mai 2008 à 15:01 GMT+2 dans Divers (article, RSS)




